Comme vous n'y tenez plus d'attendre, je vais faire un effort et espérer que vous n'allez pas être trop déçus du récit.
Donc me voilà, après 2 mois d'impatience, j'assiste finalement aux fêtes de la vendange. La nouveauté de cette année c'est que la fête dure deux jours au lieu d'un, du vendredi au samedi donc.
Première déception, la fête s'arrête à minuit. Oui elle s'arrête complétement. Genre en France, tu trouves toujours des gens qui continuent de zoner un moment, dans les rues ou dans les parcs. Mais ici il n'y a pas de rues piétonnes, il n'y a pas de parcs; du coup après minuit l'endroit se désertifie d'une manière impressionnante.
Bon reprenons du début: le vendredi soir, je me trouve avec ma colloc, fatiguées toutes les deux, on se fait à manger des croques-monsieurs avec paresse. Je suis plus ou moins motivée pour sortir mais juste histoire de prendre un peu l'air. Vers 11h, on se décide, on va aller faire un tour. Premières impressions: l'endroit est assez sympa. Une rue a été barrée à la circulation, deux grandes scènes l'encadrent mais il ne s'y passe pas grand chose d'intéressant. Il y a plein de petits stands d'artisanat le long de la rue, qui se transforment peu à peu en stands de bouffe. Quelques tables et chaises sont disposées dans le fond. On en a vite fait le tour. Mais le must, c'est qu'on est, en réalité, dans l'endroit historique des premières caves à vin Santo Tomas. L'entreprise a ouvert les portes de ses hangars et de ses caves. Ca ressemble un peu à un labyrinthe, exposition de peinture par là, expo photo par ci, vente de vin partout. Hangar-ambiance boîte de nuit. Et, en maintes endroits, des scènes pour des concerts ou des spectacles. L'ambiance est sympa, on ne s'attarde pas trop sur les spectacles, on cherche les potes. Finalement, on les trouve; quand ils ont faim. Ma colloc et moi, on veut du vin mais il est minuit. Plus de vin. Heureusement on s'installe à une pizzeria, la seule à vendre encore du vin. Un ou deux verres plus tard, à discuter de tout et de rien, en français et en espagnol, on se décide à partir. C'est qu'ils sont en train de tout ranger, chaises, tables,... Quand on se retrouve dans la rue principale, personne, c'est mort !! On se demande où sont parti tous les gens qui étaient là peu avant. Mystère. Michelle et moi, on va se coucher, tandis que les autres continuent dans la boîte (Santo Tomas, près de la plage), celle où ils pensent que les gens sont allés. Finalement, ils nous diront plus tard, qu'il n'y avait pas grand monde non plus dans cette boîte à part un anniversaire où ils ont réussi à piquer une part de gâteau.
Le samedi, réveil à midi, je crois .... Début de journée tranquille, je vais faire du vélo, je réussis à monter mon petit sentier, puis je vais tranquillement à la fête des vendanges vers 6/7h.
Cette fois je rejoins des étudiants du labo. On se retrouve à regarder des danses arabes. Au bout d'une heure j'en ai marre, c'est qu'il fait chaud dans une cave à vin et les danses arabes un peu kitsch, une heure c'est bien suffisant. Comme ils ne se décident pas à changer de disque, on s'en va faire un tour dehors prendre l'air et boire du vin. On se perd, il y a du monde. De 7, je me retrouve à deux pendant un moment. Le temps de faire le tour complet du site à chercher les amis en vain, de boire un verre de vin dépités, de chercher le programme des spectacles inutilement et de revenir au point de départ pour retrouver tous les amis comme par magie. Il y a de plus en plus de monde, il devient difficile de se frayer un chemin, je ne connais quasiment personne. On s'arrête dans le hangar-ambiance boîte de nuit un moment, puis on va assister au concert salsa. Avec un verre de vin et une bouteille à la main c'est pas facile de danser ;-) surtout qu'il y a trop trop de monde. L'endroit est trop petit, le son trop fort, mais c'est cool de voir autant de gens à Ensenada. Comme toutes les fêtes en plein air, c'est super agréable. On passe une bonne partie de la soirée là, à discuter. Puis la faim se fait sentir, et on finira le reste de la soirée, à discuter encore, sur une table après avoir mangé une paella trop chère pour être bonne.
Et rebelotte, à partir de minuit, le site se vide peu à peu, certes moins rapidement que la veille. La paella n'a pas suffit, on s'en va manger des tacos à la bonne taqueria du coin. Mes compagnons mexicains étaient tout fous avec ces tacos "del DF" (dixit façon Mexico, la capitale), "sont trop bons ces tacos". Après quelques bouchées, je suis d'accord moi aussi, ils ont un petit truc en plus. Je ne sais pas si c'est juste le bonheur de manger ou si c'est les tacos.
Toujours est-il qu'on va finir la fête des vendanges dans ma maison et danser dans mon salon. Ca tombe bien, au cours des dernières courses, on a acheté du vin...
Et maintenant vous vous demandez qu'est ce que peut bien vouloir faire le festival de sushis dans cette histoire???
C'est juste pour que vous vous rendiez compte de la qualité de l'événement de la verbena ( las vendimias, si vous avez bien suivi). Le lendemain, on a été à un festival de sushis avec Michelle. On se demande encore pourquoi ils ont appelé ça festival!! L'entrée était libre mais on pouvait payer 5 euros pour avoir 10 tickets et pouvoir consommer. Il était supposé avoir de la musique, des spectacles. On a cherché longtemps. A part le pauvre type qui alignait 4 notes à la flûte de pan sur fond de Titanic, on n'a rien trouvé de très japonais. La seule attraction, c'était les stands de sushis, où il fallait faire 1 heure de queue pour s'entendre dire qu'après 16h de l'après midi, ils n'acceptaient plus les tickets mais qu'on pouvait payer en liquide !!!! On a quand même réussi à en manger plein des sushis, vu que c'est tout ce qu'il y avait à faire. Et puis on est rentrée, le ventre plein, se reposer chez nous.
Un week-end tranquille, en somme.
Pour terminer, j'oserai citer un ami français. Selon lui, las vendimias-expo peinture, ça ressemble un peu à la foire aux croûtes de Brest. Si c'est un breton qui le dit ...