samedi 27 juin 2009

Xochitl et les Aztèques

On apprend si peu de choses à l'école sur les Aztèques. Les civilisations égyptiennes, grecques et romaines ont droit à une grosse part du gâteau mais l'histoire chinoise et l'histoire amérindienne sont passées à la trappe.
Pourtant, cela favorise l'ouverture d'esprit que de s'intéresser à des peuples aux cultures si différentes. La culture chinoise, par exemple, est basée sur un tout autre rapport au monde que les occidentaux. Pour les ancêtres chinois, le corps humain fonctionne comme l'univers, spontanément. Et l'homme doit apprendre à observer le mouvement des oiseaux pour deviner s'il est mieux de partir ou de rester. Les asiatiques, si j'ai bien compris; au lieu d'essayer d'observer une rivière assis sur une berge comme les occidentaux s'efforcent de faire; l'observent en étant emportés par elle.
Sur les civilisations amérindiennes, on sait si peu de choses. La colonisation et l'extermination des indigènes y est pour beaucoup. Alors, on fait des fouilles, on récupère de vieux objets, des vieux écrits, et on essaye de deviner leur manière de penser. Chose impossible à réaliser mais l'exercice est intéressant.
La première chose à savoir est que les indigènes amérindiens ne se réduisent pas aux Aztèques, Incas, et Mayas. Bien au contraire, l'ensemble des peuples qui existaient est indénombrable.
Les Aztèques et les Incas étaient des "tyrans" et régnaient sur plusieurs tribus. Loin l'un de l'autre: les Aztèques au Mexique et les Incas, en Pérou/Bolivie actuels. Ils n'écrasaient pas les différentes cultures de toutes ses tribus mais les assimilaient. Sur les Mayas, je ne sais pour l'instant, pas grand chose.

Quand on visite Mexico, il est impossible de ne pas entendre parler des Aztèques. C'était leur ville, leur cité, anciennement nommée Tenochtitlan; on observe encore les ruines d'un temple en plein centre de Mexico. Ce peuple est des plus intéressants, il est passé en un siècle et demi de l'état de nomades chasseurs à une civilisation maîtrisant l'architecture, l'urbanisme, l'astronomie, qui a créé une organisation sociale et judiciaire efficace. Les Aztèques pratiquaient également l'art de l'écriture et du commerce. Leur existence a, paraît-il commencé en 1168 (c'est précis tout ça!) A partir de ce moment, poussés par une prophétie, ils cherchent l'endroit où ils doivent s'installer, obstinément. La prophétie leur indique l'endroit, par un héron (qui va se transformer en aigle) tenant un serpent entre ses serres. Cette image devient l'emblème du Mexique. Leur règne se termine dans les années 1520 avec l'arrivée des espagnols et notamment de Cortés.
Selon les croyances aztèques, il faut faire couler du sang humain pour faire se lever le soleil. Les sacrifices ont donc une signification toute particulière, comme si la mort était nécessaire à la vie. Que de croyances si éloignées des nôtres!

La tête pleine de toutes ces histoires, je contemple les ruines du Templo Mayor, et Ángel apparaît soudain à côté de moi, m'expliquant l'origine de Mexico, la cathédrale en pierres volcaniques. Il me montre un poème en nahuatl, langue aztèque, écrit sur un mur non loin de là. Puis il me propose de me guider dans le parc Chapultepec. Une dizaine de stations de métro plus loin, je me retrouve allongée sur un banc, dans un endroit isolé, observant les papillons, et les arbres. Des enceintes sont disposées en cercle pour diffuser de la musique; l'endroit est paisible, l'acoustique est bonne. Mon compagnon d'un jour se retourne vers moi et me demande de répéter en nahuatl les paroles qu'ils prononcent. Je choisis un nom aztèque, Xochitl. Ce sera ma protection le temps de mon séjour au Mexique.

jeudi 25 juin 2009

Welcome to gringoland

Après 4 jours à Mexico, j'ai atterri à Tijuana pour m'installer à Ensenada pendant 6 mois. J'aurai pu nommer ce message "welcome to tijuana" mais c'était un peu trop facile! Surtout que je n'ai pas eu le temps de voir Tijuana. Par contre j'ai découvert Gringoland. On m'avait prévenu pourtant. Plusieurs fois même!. "Tu verras, il y a plein de gringos, c'est nul". Mais voilà, ça rentre par une oreille pour ressortir de l'autre.
Cependant, comme dirait Saint Thomas, il faut le voir pour le croire.
Alors, je vous explique: gringoland c'est un parc d'attraction. D'ailleurs, le centre d'Ensenada, si il s'appelle centre touristique; c'est bien parce qu'ils n'ont pas pu l'appeler centre historique. Mais un centre touristique sans histoire, pour moi, ce n'est pas un centre.
Enfin, je devrai me contenter de ça pendant 6 mois. Il suffira juste d'éviter au plus possible les quelques rues "gringoland" où s'enchainent bars, restaurants et vendeurs d'artisanat sous une musique assourdissante et abêtissante et dans un décor des plus kitsch; genre parc d'attraction quoi!
Le dommage de l'histoire est que Gringoland a un peu déteint sur la vie mexicaine d'Ensenada. Pas beaucoup de bus, beaucoup de 4/4 et de gros trucks américains qui passent carrément à l'intérieur de la ville. Pas beaucoup de téléphone publics, ni de kiosques à journaux et de petits "négocios".
Mais heureusement, Ensenada est au Mexique et le Mexique reste aux mexicains. Ici, la vie est des plus tranquilles et les gens sont très très accueillants et sympathiques. Dans peu de temps, je parlerai des bons côtés de vivre près de la mer avec 25 degrés tous les jours; même si les belles plages ne sont pas tout près...!

Les mariachis


A peine une semaine au Mexique et j'ai déjà vu "un montón" de mariachis. A vrai dire, ce n'est pas dès mon arrivée qu'ils se sont montrés. Discrets et stratégiques, les mariachis, les vrais, ne sont pas pour les touristes. Ce sont surtout les mexicains qui les aiment et qui leur payent, je ne sais combien, pour qu'ils chantent une chanson.
Un soir de fête, en passant sur la place Garibaldi à Mexico, j'ai pu admirer une cinquantaine de groupes "mariachis" qui jouaient tous ensembles, ou plutôt l'un à côté de l'autre. Cela donnait une cacophonie bien particulière mais avait un charme fou et inégalable. Pour la première fois de mon séjour, je me suis dit que je vivais quelque chose d'incroyable. Quelle déception quand on m'a dit que c'était une coutume, une habitude. Rien d'extraordinaire donc, pour des mexicains, à voir autant de mariachis sur cette place Garibaldi. Mais pour une "gringa" comme moi; ça l'était. Entre les personnes qui venaient en famille et les garçons qui offraient une ballade à leur compagne; le mélange était assez saugrenu mais bon enfant.


La deuxième fois que j'ai croisé des mariachis à l'oeuvre, c'était sur des bateaux, les "trajerias" de Xochimilco au sud de Mexico. Là encore, des familles payaient pour accompagner leur repas avec de la musique. A Xochimilco, un dimanche après midi, forcément on croise beaucoup de familles qui amènent leur repas, leurs boissons et vont même jusqu'à prendre un barbecue; pour faire une ballade en bateau. Comme une petite Venise qui seraient restés au Vénitiens.
Oui, parce que je n'ai pas croisé beaucoup de touristes étrangers durant ces 4 jours à Mexico, peut être à cause de la fameuse grippe. Quel dommage que ce pays perde autant de touristes et d'argent pour une épidémie qui n'a l'air vraie qu'à la télé.
J'aime les mariachis parce qu'ils représentent la vie telle que les mexicains la perçoivent. A manger, à boire et un peu de musique. Que demander de plus pour être heureux?

mardi 23 juin 2009

Pourquoi le Mexique?

Il y a un an que mes "chefs" m'ont trouvé une destination de voyage (ou de travail): Ensenada, Baja California au Mexique. Et ça y est, j'y suis. Je vais y rester 6 mois à continuer ma thèse et manger des tacos.
Ce n'est pas forcément facile de commencer une autre vie toute seule à l'autre bout du monde, dans une ville que l'on n'a pas choisie.
Mais la transition est inévitable et les mexicains, qui ne sont pas des moins accueillants, m'ont déjà beaucoup aidé. Je loge chez des français en attendant de trouver un appartement. J'ai le choix entre être au bord de l'eau mais loin de la ville ou dans le centre (bruyant et inintéressant, paraît-il) mais loin de la plage. Que vais je choisir? Mystère ...

Vous trouverez, sur ce blog, quelques récits de mes aventures. J'espère que cela vous donnera envie de venir me voir (ou de voir le Mexique) !