A peine une semaine au Mexique et j'ai déjà vu "un montón" de mariachis. A vrai dire, ce n'est pas dès mon arrivée qu'ils se sont montrés. Discrets et stratégiques, les mariachis, les vrais, ne sont pas pour les touristes. Ce sont surtout les mexicains qui les aiment et qui leur payent, je ne sais combien, pour qu'ils chantent une chanson.
Un soir de fête, en passant sur la place Garibaldi à Mexico, j'ai pu admirer une cinquantaine de groupes "mariachis" qui jouaient tous ensembles, ou plutôt l'un à côté de l'autre. Cela donnait une cacophonie bien particulière mais avait un charme fou et inégalable. Pour la première fois de mon séjour, je me suis dit que je vivais quelque chose d'incroyable. Quelle déception quand on m'a dit que c'était une coutume, une habitude. Rien d'extraordinaire donc, pour des mexicains, à voir autant de mariachis sur cette place Garibaldi. Mais pour une "gringa" comme moi; ça l'était. Entre les personnes qui venaient en famille et les garçons qui offraient une ballade à leur compagne; le mélange était assez saugrenu mais bon enfant.
La deuxième fois que j'ai croisé des mariachis à l'oeuvre, c'était sur des bateaux, les "trajerias" de Xochimilco au sud de Mexico. Là encore, des familles payaient pour accompagner leur repas avec de la musique. A Xochimilco, un dimanche après midi, forcément on croise beaucoup de familles qui amènent leur repas, leurs boissons et vont même jusqu'à prendre un barbecue; pour faire une ballade en bateau. Comme une petite Venise qui seraient restés au Vénitiens.
Oui, parce que je n'ai pas croisé beaucoup de touristes étrangers durant ces 4 jours à Mexico, peut être à cause de la fameuse grippe. Quel dommage que ce pays perde autant de touristes et d'argent pour une épidémie qui n'a l'air vraie qu'à la télé.
J'aime les mariachis parce qu'ils représentent la vie telle que les mexicains la perçoivent. A manger, à boire et un peu de musique. Que demander de plus pour être heureux?
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