lundi 31 août 2009

A bicyclette


Un message spécial pour Romain qui voulait voir en photo ce que je fais en VTT.
Alors, je suis retournée dans le Canyon exprès pour lui avec mon appareil photo.
Au début, ça commence direct par une montée dans une petite colline. Il y a plein de poussière partout ! parfois c'est presque du sable donc ça patine un peu.

Mais il y a aussi quelques cailloux,
La montée continue encore un peu, c'est la partie la plus facile; j'arrive à monter sans mettre le pied à terre, quelquefois c'est chaud par exemple dans le passage qu'on peut voir sur la photo suivante, mais je maîtrise quand même:

Après ce passage, les choses se compliquent un peu, mais ça devient vraiment amusant, on passe dans une petite forêt, ça slalome entre les arbres, trop fun!


















Et puis les choses deviennent de plus en compliquées, et j'avoue qu'à la fin, je passe beaucoup de temps à pousser mon vélo.







vendredi 28 août 2009

J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle

Je suis blonde!
J'ai beau vouloir passer inaperçue, il m'est difficile de le cacher.

Souvent quand je me balade dans la rue, on me parle en anglais. Bon, ce n'est pas si grave que ça, me direz-vous. Mais si c'est pour s'entendre dire "rrelllo" d' un air séducteur un peu lourd, c'est chiant ! Et puis quand je passe dans la rue principale, ça n'en finit plus, "do you want to buy?", "come in my restaurant", "do you want some viagra?" (oui il n'y a pas besoin d'ordonnance pour en acheter au mexique... ).
Pas plus tard que mardi, je marchais sur le trottoir avec Michelle (qui n'est pas blonde); quand un taxi qui passait, a ralenti et a crié de sa fenêtre "Want a taxi !!". Jamais vue un taxi qui prend ses clients pour des péripapéticiennes.
Soi dit en passant, ce n'est pas parce que je suis une fille mais bien parce que je n'ai pas du tout le look mexicain!
Mais le plus grave est arrivé mercredi! Je suis entrée au Mexique avec un visa touriste de 3 mois. Il était donc temps de demander 3 mois supplémentaires. Je me suis alors armée de courage, prête à affronter toutes les démarches administratives, prête à tout entendre, et je suis allée au service immigration. Avant d'entrer, je passe devant les gardiens, je leur demande gentiment où est l'entrée et à qui je dois m'adresser. Ils sont vraiment sympatiques, l'un me dit "surtout ne dites pas que vous êtes déjà là depuis 3 mois, dites que vous venez juste d'arriver, ça sera beaucoup plus simple !" Je suis étonnée, agréablement surprise. Mais je me souviens que je suis entrée par Mexico et qu'ils ont tamponné mon passeport. Je lui dis. Il demande à le voir. Je lui montre. Et oh surprise! Il m'apprend que j'ai déjà un visa de 6 mois, que 180 c'est égal à 6 fois 30. Pendant un long moment, je ne savais plus où me mettre. Doctorante en maths et j'avais cru que 180 jours c'était 3 mois. C'est vraiment digne d'une blonde...
Du coup, je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle !

jeudi 27 août 2009

L'événement d'Ensenada, le seul !! (suite)

Comme vous n'y tenez plus d'attendre, je vais faire un effort et espérer que vous n'allez pas être trop déçus du récit.
Donc me voilà, après 2 mois d'impatience, j'assiste finalement aux fêtes de la vendange. La nouveauté de cette année c'est que la fête dure deux jours au lieu d'un, du vendredi au samedi donc.
Première déception, la fête s'arrête à minuit. Oui elle s'arrête complétement. Genre en France, tu trouves toujours des gens qui continuent de zoner un moment, dans les rues ou dans les parcs. Mais ici il n'y a pas de rues piétonnes, il n'y a pas de parcs; du coup après minuit l'endroit se désertifie d'une manière impressionnante.
Bon reprenons du début: le vendredi soir, je me trouve avec ma colloc, fatiguées toutes les deux, on se fait à manger des croques-monsieurs avec paresse. Je suis plus ou moins motivée pour sortir mais juste histoire de prendre un peu l'air. Vers 11h, on se décide, on va aller faire un tour. Premières impressions: l'endroit est assez sympa. Une rue a été barrée à la circulation, deux grandes scènes l'encadrent mais il ne s'y passe pas grand chose d'intéressant. Il y a plein de petits stands d'artisanat le long de la rue, qui se transforment peu à peu en stands de bouffe. Quelques tables et chaises sont disposées dans le fond. On en a vite fait le tour. Mais le must, c'est qu'on est, en réalité, dans l'endroit historique des premières caves à vin Santo Tomas. L'entreprise a ouvert les portes de ses hangars et de ses caves. Ca ressemble un peu à un labyrinthe, exposition de peinture par là, expo photo par ci, vente de vin partout. Hangar-ambiance boîte de nuit. Et, en maintes endroits, des scènes pour des concerts ou des spectacles. L'ambiance est sympa, on ne s'attarde pas trop sur les spectacles, on cherche les potes. Finalement, on les trouve; quand ils ont faim. Ma colloc et moi, on veut du vin mais il est minuit. Plus de vin. Heureusement on s'installe à une pizzeria, la seule à vendre encore du vin. Un ou deux verres plus tard, à discuter de tout et de rien, en français et en espagnol, on se décide à partir. C'est qu'ils sont en train de tout ranger, chaises, tables,... Quand on se retrouve dans la rue principale, personne, c'est mort !! On se demande où sont parti tous les gens qui étaient là peu avant. Mystère. Michelle et moi, on va se coucher, tandis que les autres continuent dans la boîte (Santo Tomas, près de la plage), celle où ils pensent que les gens sont allés. Finalement, ils nous diront plus tard, qu'il n'y avait pas grand monde non plus dans cette boîte à part un anniversaire où ils ont réussi à piquer une part de gâteau.
Le samedi, réveil à midi, je crois .... Début de journée tranquille, je vais faire du vélo, je réussis à monter mon petit sentier, puis je vais tranquillement à la fête des vendanges vers 6/7h.
Cette fois je rejoins des étudiants du labo. On se retrouve à regarder des danses arabes. Au bout d'une heure j'en ai marre, c'est qu'il fait chaud dans une cave à vin et les danses arabes un peu kitsch, une heure c'est bien suffisant. Comme ils ne se décident pas à changer de disque, on s'en va faire un tour dehors prendre l'air et boire du vin. On se perd, il y a du monde. De 7, je me retrouve à deux pendant un moment. Le temps de faire le tour complet du site à chercher les amis en vain, de boire un verre de vin dépités, de chercher le programme des spectacles inutilement et de revenir au point de départ pour retrouver tous les amis comme par magie. Il y a de plus en plus de monde, il devient difficile de se frayer un chemin, je ne connais quasiment personne. On s'arrête dans le hangar-ambiance boîte de nuit un moment, puis on va assister au concert salsa. Avec un verre de vin et une bouteille à la main c'est pas facile de danser ;-) surtout qu'il y a trop trop de monde. L'endroit est trop petit, le son trop fort, mais c'est cool de voir autant de gens à Ensenada. Comme toutes les fêtes en plein air, c'est super agréable. On passe une bonne partie de la soirée là, à discuter. Puis la faim se fait sentir, et on finira le reste de la soirée, à discuter encore, sur une table après avoir mangé une paella trop chère pour être bonne.
Et rebelotte, à partir de minuit, le site se vide peu à peu, certes moins rapidement que la veille. La paella n'a pas suffit, on s'en va manger des tacos à la bonne taqueria du coin. Mes compagnons mexicains étaient tout fous avec ces tacos "del DF" (dixit façon Mexico, la capitale), "sont trop bons ces tacos". Après quelques bouchées, je suis d'accord moi aussi, ils ont un petit truc en plus. Je ne sais pas si c'est juste le bonheur de manger ou si c'est les tacos.
Toujours est-il qu'on va finir la fête des vendanges dans ma maison et danser dans mon salon. Ca tombe bien, au cours des dernières courses, on a acheté du vin...

Et maintenant vous vous demandez qu'est ce que peut bien vouloir faire le festival de sushis dans cette histoire???
C'est juste pour que vous vous rendiez compte de la qualité de l'événement de la verbena ( las vendimias, si vous avez bien suivi). Le lendemain, on a été à un festival de sushis avec Michelle. On se demande encore pourquoi ils ont appelé ça festival!! L'entrée était libre mais on pouvait payer 5 euros pour avoir 10 tickets et pouvoir consommer. Il était supposé avoir de la musique, des spectacles. On a cherché longtemps. A part le pauvre type qui alignait 4 notes à la flûte de pan sur fond de Titanic, on n'a rien trouvé de très japonais. La seule attraction, c'était les stands de sushis, où il fallait faire 1 heure de queue pour s'entendre dire qu'après 16h de l'après midi, ils n'acceptaient plus les tickets mais qu'on pouvait payer en liquide !!!! On a quand même réussi à en manger plein des sushis, vu que c'est tout ce qu'il y avait à faire. Et puis on est rentrée, le ventre plein, se reposer chez nous.
Un week-end tranquille, en somme.
Pour terminer, j'oserai citer un ami français. Selon lui, las vendimias-expo peinture, ça ressemble un peu à la foire aux croûtes de Brest. Si c'est un breton qui le dit ...

lundi 24 août 2009

L'événement d'Ensenada, le seul !!

Ce week end, c'était les fêtes des vendanges, las vendimias, ou verbena (fête dans la rue). J'ai donc glissé dans ma tenue de reporter un moment et je me suis immiscée au sein même de l'action pour enquêter sur cet événement plus qu'étrange.
En effet, à Ensenada, les événements culturels sont rares, tellement rares que la seule réponse à "qu'est ce qui passe a ensenada, qu'est ce qu'il faut voir et faire? " c'est: La fiesta de las vendimias.
Après avoir attendu 2 mois, je bouillais donc d'une impatience extrême. Mais qu'est ce qu'il se passe donc durant ces fêtes???
[Suspens...]
La suite dans le prochain épisode (oui, je suis un peu en panne d'inspiration...) qui vous révélera le mystère de las vendimias et où vous aurez la réponse à ces questions qui vous taraudent tant: La fête du vin, est-ce une orgie énorme où tout le monde écrase des raisins pieds nus en chantant au son des mariachis? Un festival de sushis, est-ce un grand défilé de geishas dans la rue avec lancer de sushis et saké à volonté??

Ay caramba !

A y est ! I did it. Lo alcanzé. J'ai réussi la première étape de mon challenge. Je suis arrivée au bout du chemin. Il va falloir me croire, il m'est impossible de vous le prouver.
Je rentrais d'une petite escapade au cañon où j'ai pu admirer mes quelques progrès en vtt. J'ai profité d'être bien échauffée pour essayer en arrivant chez moi d'aller jusqu'en haut du sentier. Et j'ai déjoué tous les pièges avec habileté. Je crois que je commence à maîtriser beaucoup mieux ma roue avant, comme quoi, le domptage ça fonctionne pas si mal. Bon le seul hic c'est qu'il n'y avait pas de voiture. Le but ultime est d'y arriver quand la voiture est là. Mais c'est déjà une victoire pour moi.
Voilà, ce post servait juste à ça... je vais fêter ça maintenant !!

jeudi 20 août 2009

Et alors ce challenge?

Cela fait plus d'un mois que je me suis attelée à la dure tâche de monter ce sentier en vélo et tout le monde s'impatiente. Quand même, un mois, c'est suffisant pour réussir ce genre de challenge! Alorrsss ?
Et bien la tâche est plus rude qu'elle en a l'air. Chaque fois que je suis en bas du chemin, il me regarde avec un air de défi. Le début est facile, j'en profite pour me concentrer, respirer calmement, essayer de ne penser à rien. Ce moment est primordial, vu que j'arrive essoufflée de la petite montée qu'il y a avant mais que vous ne pouvez pas voir (je ne vais quand même pas prendre des photos de tous les coins de rue autour de chez moi!).
Puis arrive la cassure et le chemin commence à monter. Je n'ai plus le temps de me concentrer sur ma respiration, à partir de là tout s'enchaîne. Le moindre écart et c'est la faute! Il m'est déjà arrivé de me tromper de vitesse par étourderie. C'est dommage d'échouer à ce niveau-là.
Heureusement, c'est en forgeant qu'on devient forgeron, et le coup de l'erreur de vitesse, on ne me la refera plus. Je fais gaffe maintenant.
La montée se fait assez bien jusqu'à l'endroit fatidique, au niveau de la maison bleue (sur la photo, la troisième ou quatrième maison à droite). En réalité, les difficultés commencent un poil avant. Et trop souvent, arrivée tant bien que mal à cet endroit, ma roue avant me joue des tours, elle glisse et saute sur les pavés poussiéreux avec un entrain trop peu modérée. Dans une lutte acharnée, je tente en vain de la dompter, de la garder dans le droit chemin, vers le haut. Mais lasse d'essayer de deviner par quelle côté elle m'emmène, je me retrouve parfois en travers du chemin, et d'autres fois, dans le caniveau, le mur de gauche me frôlant dangereusement. Pour couronner le tout, un voisin a posé un piège diabolique, en laissant en face de cette maison sa voiture, un gros 4x4 qui bloque quasiment tout le passage. Il ne me reste plus qu'à la contourner par la droite en évitant de passer trop près d'un pitbull énorme qui s'est fixé un autre challenge: celui de sauter par dessus la porte.
J'avoue que je n'ai pas encore réussi à atteindre la voiture et le pitbull. Je passe encore à pieds, mais j'analyse la situation pour les prochaines tentatives.
Au vu de toutes ces difficultés imprévues et des progrès trop longs, j'ai décidé de prendre les choses en main. J'ai trouvé des compagnons pour aller m'entraîner avec acharnement sur un autre terrain de jeu.
Après ma première sortie vtt dans "el cañon de Doña Petra", je me retrouve en bas du chemin. Cette fois je n'ai plus froid au yeux. Je fonce! Et j'arrive doucement jusqu'à la maison bleue, rien ne peut m'arrêter. Je me sens en confiance. La voiture n'est pas là, toutes les chances sont de mon côté. Enfin c'est ce que je croyais, car passe une seconde et je me retrouve les pieds à terre à remettre la chaîne de mon vélo qui a déraillé vraiment quand il ne fallait pas !
Depuis cet épisode malheureux, j'ai refait quelques tentatives plus fructueuses. J'atteins avec aise le milieu de la maison bleu, il me reste le problème de la voiture à régler. En attendant, j'en profite pour m'entraîner, à remonter sur le vélo en pente après m'être arrêtée, pour continuer le reste du chemin. Je commence là aussi à voir quelques progrès.
Je prévois d'autres sorties dans le cañon pour me perfectionner encore plus, je n'en ai fait qu'une pour l'instant.

Vous qui vous demandiez donc ce qu'il en était, vous voilà rassurés: je n'ai pas encore dit mon dernier mot, na!

(un petit mot pour rassurer ma grand mère chérie: ce récit est légèrement romancé, je ne risque rien dans ce sentier, le chien n'est pas méchant)

mardi 18 août 2009

Mexique 2 - Gringos 1

Il y a presque une semaine, le Mexique écrasait les Etats unis au foot, 2 contre 1, lors de la finale de la Gold cup.
Ce jour-là, innocente, je me baladais dans les couloirs vers 13h. Il n'y avait personne, j'ai pensé naïvement qu'ils avaient tous eu envie de rester chez eux ou de manger tôt. Mais lorsque je suis rentrée de la cafétéria, vers 14h; j'ai croisé Lili et Gabi qui m'ont proposé de regarder le match de foot. J'ai alors compris pourquoi les couloirs étaient déserts. Il y avait une ambiance de folie devant ce match ( comme en France peut être) mais en espagnol c'était plus rigolo.
Je suis restée 10 minutes parce que c'est pas mon truc le foot, mais j'ai eu le temps de voir un des doctorants désespéré lancer sa chaussure sur le grand écran qui servait de télé.
Peut être que ça a été utile, ce lancer de chaussure (ça me rappelle le lancer de chaussures sur Bush...), parce qu'ils ont fini par les battre ces "ricains". Je n'imagine pas comment ils doivent être heureux de leur mettre une raclée, à eux, les "étatsuniens", qui les maltraitent depuis si longtemps; avec qui ils ont des relations si ambiguës, entre asservissement et mépris. Ce qui est sûr c'est que pour aller chez eux, passer un mur sur lequel on peut voir des dizaines de croix lorsqu'on prend le bus pour l'aéroport de Tijuana, ce n'est pas des plus accueillants.


















Mais heureusement Miguel Sabah a sauvé l'honneur en mettant un but à la 81ème minute et a conjuré le sort des vingtaines de défaites précédentes face aux USA. Et moi, pendant ce temps là, à Veracruz (jijiji), je pense que j'allais à mon cours de flûte. Je vous ai déjà dit le foot, ce n'est pas mon truc, mais ça ne m'empêche pas d'en parler (un peu).
Sur le mur, après les croix, on peut voir une grande fresque assez bien faite. En foot, comme à la frontière, le Mexique n'est pas encore tout à fait soumis.

jeudi 6 août 2009

Los colores

Vous attendez impatiemment des nouvelles de mon voyage et vous espérez que je vais vous raconter tout mon périple dans les moindres détails. Et bien vous allez être déçus! Il s'en est passé tellement pendant ces 10 jours que je ne peux pas tout vous dire. Je ne prendrai pas le risque non plus de choisir une de mes aventures plutôt qu'une autre, car elles se valent toutes. Alors que dire?
Le Mexique se résume en couleurs. Des couleurs profondes, intenses, variées. Que ce soit dans les étals de fruits, de fleurs des marchés, au détour d'une rue, dans notre assiette, sur les vêtements, ou sur les églises.
D'ailleurs, bien que nous ayons l'image des pyramides grises en tête, la plupart de ces édifices étaient peints ou colorés d'une quelconque façon: rouge, bleu, or. On peut voir la trace des peintures sur certaines. Les couleurs ont souvent un connotation symbolique surtout sur les pyramides. Ceci dit, sans connaître leur signification, elles représentent, pour moi, l'univers coloré du Mexique.
Il y a autant de couleurs que de plats typiques.
Il y a autant de couleurs qu'il y avait de tribus indigènes
Il y a autant de couleurs que de paysages et climats
Les couleurs vives sont, selon moi, la façon qu'ont trouvée les mexicains pour montrer leur rapport à la vie. Elle doit être intense et gaie parce qu'elle sera toujours trop courte.
Et parce qu'elle sera toujours trop courte, on s'embrasse, on se serre dans les bras facilement, pour montrer son amour, on est généreux, accueillant. La musique est souvent joyeuse même lorsque les paroles sont tristes. Les mexicains ont même fait de la fête des morts le 1 novembre une vraie fête au cours de laquelle on peut manger des bonbons en forme de crâne.
Et pendant ces 10 jours, ma vie a été intense et variée comme les couleurs mexicaines. J'ai goûté à toutes sortes de plats, manger ma première coco fraîche, visité des ruines tototèques, olmèques et j'en passe, pris un cour de danse contemporaine dans la plus agréable et culturelle banlieue de Mexico, parcouru une dizaine de marché en tout genre, admiré les oeuvres d'art précolombiens, acheté ma première peinture à la plus jolie des étudiantes en art de Xalapa, assisté à un mariage sous les tropiques (qui ressemblent beaucoup aux mariages français à part qu'il fait chaud et humide et qu'il y a un orchestre qui joue des classiques mexicains que je suis la seule à ne pas connaître), rencontré des mexicains au point dans tout ce qui est naturel et bio, touché des oursins au large de Veracruz, pleuré en regardant le film Frida Kahlo, visité le pays du café et de la vanille (la meilleure du monde parait-il, 20 gousses de vanille pour 3 euros :-) ) et du pétrole (ça c'est moins cool, de se baigner près des forages off-shores), assisté à un concert de "son" de veracruz avec un harpiste qui jouait incroyablement bien.
Et surtout je me suis bien amusée avec Michelle, ma colloc et j'ai rencontré beaucoup de gens, tous plus intéressants les uns que les autres, autant que pour leur vision du monde (qui est parfois, étonnamment, très proche de la mienne) que pour leur façon de vivre (6, voire 7 quand j'étais là, dans 50m2, pour économiser le loyer et pouvoir payer les études des enfants; alors qu'on est médecin-radiologue)