mercredi 28 octobre 2009

Vamos a la playa..

Bientôt mes vacances ! Je suis trop impatiente d'aller dans le sud du mexique. Depuis le temps que tout le monde me dit que c'est génial. Je vais pouvoir confirmer et vous raconter..
En attendant, derniers préparatifs, une bière et au lit ;-)

lundi 26 octobre 2009

l'apparente sérénité loin de toute turbulence

Et passent les jours, et passent les mois. Quelquefois, je me sens seule. Quelquefois je me sens loin. Souvent je me sens bien.
Tout n'est pas parfait. J'ai essayé, en vain jusque là, de trouver des amis randonneurs, ou cyclistes. Je ne bouge pas beaucoup d'Ensenada. Les montagnes, les amis avec qui faire du kayak, de la rando, avec qui aller boire un coup, la famille, me manquent.
Malgré tout, je ne m'ennuie pas, j'ai des amis super sympas. Je vais faire mes tours de Vtt dans la nature, j'ai mes petites activités de la semaine et le week-end, jamais rien de prévu. Pas de stress, pas de tracas. Pas assez peut être...
Mais les jours passent et les mois passent; trop vite pour que j'ai le temps de les voir passer.
Loin de tout, dans un lieu sans histoire, calme; je suis libérée de toutes ces frustrations qu'on veut nous infliger, de toutes ces fausses et inutiles informations des médias, de la peur, de la grippe, de la politique, des soucis, de la pollutions, du stress, de la circulation impossible à Grenoble, des emplois du temps chargés, et loin de toutes histoires sentimentales.
J'ai même l'agréable avantage de ne pas avoir à subir les discussions forcées sur le mauvais ou beau temps, parce qu'ici il fait tout le temps beau.
La vie est donc réduite à son strict minimum, à l'essentiel. Mais qu'est ce que l'essentiel? Loin de tout, tout paraît absurde. Dans peu de temps, je m'en vais. Pourquoi vouloir s'installer dans un endroit, connaître des gens, se sentir chez soi si c'est pour partir 2 mois après? Absurde, insensé.
Pourtant, tout est tranquille, je suis tranquille, je me sens bien. J'aime bien les amis que j'ai ici, et je suis triste de ne pas pouvoir les connaître beaucoup plus. Je passe de la mélancolie au bien être paisible, mais toujours en me sentant heureuse de vivre. J'en arrive même à apprécier le temps perdu à penser, à avoir peur devant l'absurdité de l'existence.
C'est comme si je me regardais vivre, c'est comme si je me regardais passer le temps, occuper mon temps... Il passe si vite, il est si précieux et pourtant j'ai parfois l'impression de le laisser filer sans le remplir de choses qui comptent.
Mais qu'est ce qui compte?

mardi 13 octobre 2009

Tante Jeanne


Ca y est, c'est fait! J'ai été à Tijuana. Je vais vous décevoir tout de suite, j'ai pas vu grand chose.
L'ami-guide avec qui j'y ai été a toujours répondu "non" à la question "mais est-ce qu'il y a un centre, des choses à voir, où on peut se promener un peu?. Résultat, je n'y ai vu que le centre culturel; ce qui était assez intéressant c'est vrai mais je ne pense pas que ça vaut le détour. Enfin bref, j'ai été ailleurs qu'à l'aéroport et ça c'est déjà bien.

mardi 6 octobre 2009

Le 2 octobre

En octobre 1968, c'était les Jeux Olympiques à Mexico.
Seulement voilà, en 1968, c'était aussi les manifestations, les revendications diverses un peu partout dans le monde. Et comme c'est pas du tout classe d'avoir plus de 500 000 jeunes délinquants, et des familles, des ouvriers, et des enfants qui se promenaient dans la rue, juste avant la cérémonie d'ouverture des JO, le gouvernement tout à fait élu démocratiquement (un peu comme le notre, quoi) a décidé de mettre un terme à ces réunions d'une manière efficace mais certes brutale.
Avec des chars d'assaut et toute l'artillerie de l'armée, ils ont mis feu sur tout ces gens rassemblés sur une place. Depuis, ils ont avoué avoir fait une vingtaine de morts, mais selon les manifestants, ce serait plutôt 300 morts, sans compter les prisonniers.
Et puis quand on est mexicain, on ne fait pas les choses à moitié, ils ont tout nettoyé ou presque, emmené les corps, les ont brûlés ou jetés dans une fosse et ont annoncé le lendemain qu'il n'y avait eu que quelques blessés. Une centaine de famille se sont mis à chercher les disparus sans savoir si ils étaient vivants ou non, en prison ou libres.
10 jours après, c'était les JO, tous les mexicains ne parlaient que de ça; presque personne ne savait ce qu'il s'était passé sur la place des 3-cultures.
Et le gouvernement de l'époque s'en est tiré juste avec des excuses ou presque. " Oups, je ne l'ai pas fait exprès, je m'excuse".
Encore maintenant, cette histoire n'est pas dans les cours d'histoire. J'ai feuilleté un peu les médias. Pour célébrer l'événement, ils ont insisté sur les mesures de sécurité prises par le gouvernement, barrières, barricades, sur les commerces, les bâtiments du gouvernement ou les banques. Parce qu'il y a des délinquants partout. D'ailleurs ils en ont encore mis quelqu'uns en prison suite à la manifestation de commémoration.
Le père de ma colloc a participé à la manifestation du 2 octobre, il y a perdu un ami, peut être deux, je ne me souviens plus.

Que dire de plus?!, pour plus de renseignements :http://www.alterinfos.org/spip.php?article2803