Peut être que je peux juste vous montrer le campus où je travaille?

C'est l'entrée d'une bibliothèque.
Et ça c'est moi sur un pont. Parce que le campus est rempli de ces grandes passerelles en bois pour ne pas abîmer les sous-bois.
Vous remarquerez les lunettes de soleil! et l'absence de bonnet en ce mois de janvier où on peut encore se balader sans gants pendant la journée...
Alors les bois, à Santa Cruz c'est un peu inévitable. Il faut savoir que d'abord Santa Cruz, c'est la mer évidemment. Et toute la culture surf qui va avec, et aussi les baleines et la voile. Mais Santa Cruz c'est aussi les bois! De séquoias parce qu'ici ils font les choses en grand.
Santa Cruz est entouré de ces forêts. C'est à dire qu'il suffit d'un quart d'heure en voiture et paf, d'un seul coup, on ne comprend plus, on est dans les bois avec ces arbres immenses, une grande réserve naturelle où seules quelques maisons au bord de la route sinueuse nous rappellent qu'on est près d'une ville peut être.
Ceux qui habitent là, ont beau habiter pas très loin de la civilisation, (5 min ?), on les sent isolés quand même !
Bon et dans ces bois, on ne voit pas grand chose. L'horizon est bien masqué par les arbres, c'est humide et il y fait toujours un peu plus froid. Je commence à avoir pas mal d'expériences de randonnées en forêt. La dernière en date, nous nous sommes trompés de route et, en voiture, on s'est retrouvé dans les bois mais pas à l'entrée du parc. On a fait quelques kilomètres d'une route étroite et sinueuse où on s'enfonçait chaque fois un peu plus dans les bois jusqu'à arriver à un cul-de sac. Le long de cette route, que des maisons! En bois, pas en bois, des architectures bizarres, collés aux arbres.
Il faut savoir que quand on se retrouve dans une forêt de séquoias et qu'il y a un peu plus de vent que d'habitude et bien c'est pas très rassurant. Parce que plus c'est haut, plus ça bouge, et ça fait des bruits bizarres aussi. Alors habiter à côté d'un séquoia.... Je ne comprends pas. Comme je l'ai dit, il n'y a pas de lumière, c'est humide et à la moindre tempête, c'est la peur qu'une branche te tombe dessus ou écrase la maison dans sa chute de 10 mètres de haut.
Mais bon, il paraît qu'habiter dans les bois c'est un truc de lesbiennes. Je me méfie des préjugés comme ça, mais je dois dire que les seules personnes qu'on ait rencontrées et qui nous ont indiqué notre route, étaient deux femmes. Cela prouve tout !
Sans rire, c'est devenue une blague pour moi. A chaque fois qu'on va dans les bois, je me dis qu'on va déranger ces créatures qui aiment vivre près de la nature ...
Parce qu'à Santa Cruz, comme il y a beaucoup de bois, il y a beaucoup de lesbiennes. Là encore, ce n'est pas prouvé mais il est vrai que je vois quand même beaucoup plus de filles, cheveux courts en costumes ou en chemise de bucheron que de mecs aux allures efféminés. D'ailleurs c'est bien connu, les gays vivent à San Francisco, les lesbiennes à Santa Cruz.
Voilà, c'était mon petit interlude du jour. Si jamais un jour quelqu'un me donne une explication
plausible à pourquoi les lesbiennes aiment vivre dans les bois, je vous en ferai part. Promis !

