vendredi 13 janvier 2012

Aïe Aïe Aïe

Cela fait un bail que je n'ai pas posté sur ce blog il me semble. Ne vous en faites pas, c'est que j'ai autre chose pour m'occuper.
Alors Noël au Mexique ? Et bien ce n'est pas si différent qu'en France. Enfin, je dis ça;  mais je ne sais même pas comment c'est chez vous ...
Bon en tout cas, au Mexique, Noël c'est un gros repas (voire 2), la messe de Minuit et les cadeaux de Noël.
Alors qu'y a t-il de surprenant?
Du côté des cadeaux, pas grand chose. par contre la messe de minuit était intéressante. C'était pas très long, une heure à tout casser. Mais il y avait beaucoup de monde et c'était une des multiples sessions. Plusieurs messes ont lieu, une à 20h, l'autre à 22h. Sinon il y a trop de monde.
Et puis il y avait un orchestre, c'est à dire avec un violon, des guitares, des chanteurs et même une batterie. C'est dire que c'était plus rythmé que par chez moi, et plus entraînant.
L'autre détail typique était que tout le monde venait avec le petit Jésus de la crèche dans ses bras. Je n'ai su pourquoi qu'à la fin de la messe. Ce n'est pas pour le bénir, c'est juste pour le bercer pour qu'il dorme bien .... ! J'ai bien regardé ces centaines de bébés Jésus et  :
1. ils sont chevelus...   Qui a déjà vu un bébé avec autant de cheveux sur le crâne? Mais passons cette incohérence biologique.

2. ils sont de toutes les couleurs de peau ... Blanc, café au lait, voire très très noir.  Je n'arrive pas à trouver d'images sur internet mais c'est véridique.
Donc je me suis retrouvée dans une église, plutôt beaucoup moins sombre que les églises grises dont j'ai l'habitude, avec des centaines de bébés jésus autour de moi de toutes les couleurs. J'avoue que j'ai passé un moment à regarder ces bébés. J'ai repensé à ce que m'a dit une amie française à Mexico: "Ici, les mexicains, ils sont tous pareils !! Pas de diversité".
Je me suis dit que la diversité, elle est toujours là en fait. Elle est juste différente.
Personnellement, je n'ai jamais eu cette impression au Mexique parce que j'ai toujours trouvé que les mexicains étaient plus différentiables physiquement que les chiliens. Plus de couleurs pour les yeux, plus de couleurs de cheveux, et aussi plus de couleurs de peau. Bon on est d'accord, il n'y en a pas beaucoup des blonds, mais c'est pas parce qu'il n'y a pas de blonds qu'ils sont tous pareils!
Pour revenir à mes moutons, j'ai trouvé ça très touchant et symbolique d'afficher des petits Jésus de toutes les couleurs. Je ne sais pas si vous êtes d'accord, mais en France, les bébés Jésus noirs ou basanés ça n'existe pas; et au Chili, être un peu trop bronzé, c'est avoir du sang indigène et ça le fait pas. Je ne pense pas que chez eux on verrait un petit Jésus noir. D'abord les indiens du Chili, les Mapuches, ne doivent pas être catholiques et surtout ils ne se mélangent pas trop entre eux.
Alors quand je me suis retrouvée dans cette église mexicaine entourée de bébés plus ou moins blancs, j'ai regardé autour de moi. On ne peut pas dire qu'il y en avait beaucoup qui soient noirs de peau, mais il y avait un joli mélange et beaucoup d'influence indigène dans les traits.
Peut être qu'il y a des peuples moins racistes que d'autres. Peut être que c'est juste le contact quotidien avec la diversité qui leur a donné envie de créer des Jésus noirs et qu'ils expriment leur racisme sur d'autres personnes que les métisses.

Cela fait beaucoup de peut être; il est difficile de savoir lorsqu'on connait si peu un pays et ses coutumes.
Toujours est-il que la messe de minuit s'est bien finie dans les pétards et les cris de "Feliz Navidad" un peu partout. On est parti à 7 dans la voiture dans la direction du repas de Noël, chez des cousins de Michelle, avec une pause à la maison parce que beaucoup n'étaient pas prêts. On est arrivé en retard bien sûr; parce que, quand parmi les 7, il y a 6 filles et une salle de bain, ce n'est pas facile :-).
Et puis cahin, cahan, nous voilà chez les cousins. Et là, oh surprise, des mariachis !


 Donc on était assez serrés dans l'appartement, mais au moins il y avait de l'ambiance. Ces messieurs ont dû joué une petite heure après qu'on soit arrivés, et ils sont partis après avoir fait pleuré la maman de Michelle quand son mari lui a chantait une chanson d'amour devant tout le monde. C'était du grand, grand art lyrique mexicain.
Ces mariachis ne sont pas venus parce qu'ils avaient vu de la lumière sous la porte; mais parce qu'un cousin de Michelle les a "offert" en cadeau à sa maman qui fêtait son anniversaire quelques jours après. La mère de Michelle n'a ensuite pas arrêté de répéter que ce cousin, elle l'aime, parce qu'il est bien sous tout rapport, il a le sens de l'honneur, de la patrie et j'en passe; c'était mignon. (il fait partie de la cavalerie de l'armée mexicaine). Je me suis demandée si elle ne cherchait pas un peu à le marier à une française mais elle n'a rien précisé là-dessus !!

J'arrête ici ces aventures mexicaines, la suite au prochain numéro.








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