Comme je vous disais dans un précédent post, j'assiste à une conférence scientifique d'une semaine à Salt Lake City. Je me retrouve donc entourée de 4 à 5 milles chercheurs en océanographie, chacun spécialisé dans quelque chose de différent.
Le but des ces grandes réunions, est de créer des contacts, favoriser les conversations formelles et non formelles, pour stimuler la créativité et communiquer les résultats. Un grand projet humaniste en soit.
Mais, voilà, il est souvent difficile de se tourner vers les autres et de faire comprendre l'intérêt et la difficulté de nos recherches. Surtout dans ces grandes conférences où de nombreuses thématiques se côtoient. Chacun parle une langue différente.
S'il est difficile de communiquer avec ses confrères, cela l'est d'autant plus avec quelqu'un d'extérieur à ce monde.
Il existe aussi des formations où on apprend aux scientifiques à parler aux gens, à expliquer leur travaux. Ce genre de formations, plutôt que de créer un lien avec le public, fait ressortir le fait que les chercheurs vivent dans une bulle, à l'abri des autres.
J'ai souvent cette sensation, d'autant plus que ma famille n'est pas familière au milieu académique.
J'ai envie de percer cette bulle.
Mais plutôt que faire de la vulgarisation scientifique (il existe déjà de nombreux magazines, blogs et sites web), je vais, par petites touches, vous peindre le fonctionnement et la vie du milieu académique; tout du moins la vision que j'en ai. En espérant qu'il ait moins de mystère pour vous et que, pour ceux qui le connaissent déjà, ce soit quand même divertissant, et plus proche de la réalité que The Big Band Theory (néanmoins très drôle).
Donc les sujets de ce blog vont se diversifier et se tourner aussi vers l'exploration du monde de la recherche.
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