Je ne sais pas si vous savez mais il y a moment il était question que j'aille en Afrique du Sud pendant ma thèse parce que mon chef y allait.
Mais, ça ne s'est pas fait. N'empêche que ça m'a fait réaliser un truc. J'étais abonnée aux pays viticoles: Chili, Baja California (Mexique), Afrique du Sud (presque).
Ensuite il y a un peu plus d'un an, j'ai commencé à chercher un post-doctorat à l'étranger. Bon, ma liste de pays n'était pas forcément très appropriée: Angleterre (hahaha, depuis quand ils font du vin là-bas), Canada (sans commentaires), Australie (mieux), USA (ben, bon ça dépend).
Malgré cette liste désavantageuse, la chance a encore été de mon côté !!!
Faut croire que j'ai une prédisposition.
Donc, me laissant guider par cette mission divine s'il en est, depuis que j'ai mis les pieds en Californie, je m'enterre chaque jour dans une cave à vins pour déguster ce précieux nectar et mener à bien ma quête du Vin.
De celui qui a quelque chose en plus.
Le vin, ici, ce n'est pas pour les rigolos. Il y a bien la bouteille à 2 dollars à Trader's Joe. Mais dès qu'on veut en boire un petit verre au resto, c'est tout de suite au moins 6 dollars le verre, et 20 dollars la bouteille.
Je sais, c'est un peu à côté de la plaque. Mais l'intérêt de ce constat réside dans le fait que cela veut dire que les Américains ne boivent pas de pichet de vin maison qu'on ne sait pas d'où qu'il vient, c'est vrai quoi, le vin, c'est pas un truc de beauf.
(NB: je m'entraîne encore et toujours pour le concours de la phrase la plus longue intelligible, ... ou pas)
Revenons à ma précieuse quête ! Elle est difficile vu que je ne sais pas trop bien ce que je cherche. Disons que j'avance quand même. Peu à peu.
Je peux déjà vous dire que les vins ici ne sont pas terribles, terribles. Ils font plutôt des cépages "purs" : Syrah, Malbec, Cabernet, Viognier. Mais si j'ai bien compris, les grappes proviennent d'un peu tous les domaines, enfin, ils savent même pas trop quoi. Donc l'important c'est le cépage.
Ou le mélange.
Ou le nom. Parce qu'un nom français genre "Ménage à Trois", ça améliore tout de suite le goût du vin, on est bien d'accord.
Lors de ma quête, j'ai bien trouvé quelques bons vins, que je recommanderais volontiers. Si il ne faisait pas 30 dollars la bouteille. A ce prix-là, je suis sûr qu'on trouve un vin français carrément mieux.
Oui mais n'empêche, cette quête difficile ne me semble pas complètement vaine.
Récemment deux miracles se sont produits. Signe que ceux (ou celles) de là-haut ne m'ont pas envoyée ici pour rien.
Tout d'abord, il y a quelques jours, j'ai reçu un message subliminal d'un de mes collocs m'annonçant l'existence d'un vin nouveau, mêlé à un ingrédient illicite (pas partout apparemment). Je vous laisse deviner:
http://theweek.com/article/index/227026/marijuana-infused-wine-the-new-high
Alors, si je ne suis pas encore tombée sur ce vin, c'est bien une révélation qui m'est tombée dessus.
Ma quête est une quête d'originalité, d'impertinence, de caractère!
Ce petit vin aux arômes fumeux, c'est sûr qu'on ne le trouvera pas en France.
Et puis, comme un hasard ne vient jamais seul, je viens de rencontrer un gars qui travaille dans le vin, il s'occupe des bouchons. (Dis comme ça, ça fait moins classe)
Sur ce coup-là, je n'ai pas assuré. Je n'ai pas pensé à lui demander des noms. Sous la torture, il aurait peut être lâché un nom de domaine ou un vin qui mérite le détour. Mais non, je n'y ai pas pensé.
Honte à moi. J'espère que je le recroiserai à nouveau. Je prépare mes instruments de torture en attendant.
Sinon, si ça vous intéresse, en guise de réconfort, je peux vous expliquer pourquoi c'est mieux un bouchon de liège. Parce que bon, comme une novice de base, je lui ai demandé si c'était vraiment si mal que ça un bouchon en plastique...
Ce n'est pas si mal que ça! C'est plus facile à faire, et plus prédictible.
Mais, et c'est quand même deux gros mais, même si il n'y en a qu'un et qu'il est écrit petit: De un, ça pollue, c'est du pétrole ! De deux, ça fait moins bien vieillir le vin (question de densité, de perméabilité à l'oxygène): pour du blanc ok, mais pour du rouge c'est bof !
Sur ce, je vais m'en resservir un petit, de verre. J'ai encore pas mal de bouteilles à essayer avant de revenir en France.
lundi 30 avril 2012
mardi 17 avril 2012
How I could spend my life in Moe's Alley
Aujourd'hui, j'inaugure mon premier post à moitié en anglais. For fun.
Because english is the langage of my soul.
Il est temps pour moi de vous parler des shows !
Cela fait quelquechose comme 5 mois que je suis ici, et j'ai dû aller à une petite dizaine de concerts.
I've listened to funk-reggae, old soul music, flamenco-iranian tune, electronic-samba, blues grass, early R&B, folk, pop-bizarre, and among all this: a burlesque show.
Les concerts, ici, c'est pas pareil. Enfin, presque.
Lucky you if you're more than 21. En dessous de 21ans, tu ne rentres pas. Bien souvent.
I could make a list of all the bands I've seen. Mais j'ai peur que ce soit un peu chiant et trop pour un seul post. Je devrai au fur et à mesure, raconter mes aventures. But I'm lazy !
Qu'est-ce que je vais raconter alors?
Bah je sais pas trop...
Vous savez ce qu'est un Blues club ? Me neither.
Mais Moe's Alley, c'en est un par exemple.

C'est de loin mon endroit préféré. I only wish it was closer to my home, sweet home ! Parce que payer 15 dollars le taxi pour rentrer la nuit, c'est relou !
Moe's Alley c'est les Wailers, les Skatalites, les musiciens de Buena Vista Social Club; but also local bands.
L'ambiance est intimiste, people dance. C'est moins coincé du cul qu'un jazz club, si j'ose me permettre cette expression.
Most of the show is music I love. En général, ça déchire.
Là, à droite, c'était les Californian Honeydrops.
Ils ont joué longtemps, longtemps. Même qu'à un moment, je pensais que c'était fini, et je suis parti acheter leur CD tranquille et quand je suis revenue, j'ai mis trois chansons à me rendre compte qu'en fait non, c'était pas fini. Vous me direz, il était tard. J'ai bien le droit de plus avoir toute ma tête quelquefois!
It's a quite small place, bar-scene-patio to smoke outside.
This link will speak for itself
http://www.youtube.com/watch?v=UBmOLZFLuIo&feature=player_embedded
Moe's Alley, c'est de la musique "populaire", qui souvent provient des racines africaines ou des traditions populaires comme la country/folk.
Moe's Alley is strange people, mostly not students. Des gens locaux. L'équivalent de la Bobine de Grenoble, peut être... encore que ce ne soit pas comparable.
Il y a des filles que tu te demandes si c'est des filles, il y a des dreadlocks, il y a des garcons en shorts/tee genre ils rentrent du surf mais avec des turbans sur la tête, il y a des gens habillés classe, il y en a d'autres tatoués partout avec des habits rétros. Il y a un vieux qu'est tout le temps là. Et même qu'il s'arrête jamais de danser. Il danse un peu comme un insecte comme si ses bras c'étaient des ailes qu'il bougeait un peu dans tous les sens, très vite. Et il bourdonne comme ça, sans arrêt.
Bref il y a des gens qui s'amusent.
Si j'habitais plus près, je pourrai passer toutes mes soirées à Moe's Alley -
Because english is the langage of my soul.
Il est temps pour moi de vous parler des shows !
Cela fait quelquechose comme 5 mois que je suis ici, et j'ai dû aller à une petite dizaine de concerts.
I've listened to funk-reggae, old soul music, flamenco-iranian tune, electronic-samba, blues grass, early R&B, folk, pop-bizarre, and among all this: a burlesque show.
Les concerts, ici, c'est pas pareil. Enfin, presque.
Lucky you if you're more than 21. En dessous de 21ans, tu ne rentres pas. Bien souvent.
I could make a list of all the bands I've seen. Mais j'ai peur que ce soit un peu chiant et trop pour un seul post. Je devrai au fur et à mesure, raconter mes aventures. But I'm lazy !
Qu'est-ce que je vais raconter alors?
Bah je sais pas trop...
Vous savez ce qu'est un Blues club ? Me neither.
Mais Moe's Alley, c'en est un par exemple.

C'est de loin mon endroit préféré. I only wish it was closer to my home, sweet home ! Parce que payer 15 dollars le taxi pour rentrer la nuit, c'est relou !
Moe's Alley c'est les Wailers, les Skatalites, les musiciens de Buena Vista Social Club; but also local bands.
L'ambiance est intimiste, people dance. C'est moins coincé du cul qu'un jazz club, si j'ose me permettre cette expression.
Most of the show is music I love. En général, ça déchire.
Là, à droite, c'était les Californian Honeydrops.
Ils ont joué longtemps, longtemps. Même qu'à un moment, je pensais que c'était fini, et je suis parti acheter leur CD tranquille et quand je suis revenue, j'ai mis trois chansons à me rendre compte qu'en fait non, c'était pas fini. Vous me direz, il était tard. J'ai bien le droit de plus avoir toute ma tête quelquefois!
It's a quite small place, bar-scene-patio to smoke outside.
This link will speak for itself
http://www.youtube.com/watch?v=UBmOLZFLuIo&feature=player_embedded
Moe's Alley, c'est de la musique "populaire", qui souvent provient des racines africaines ou des traditions populaires comme la country/folk.
Moe's Alley is strange people, mostly not students. Des gens locaux. L'équivalent de la Bobine de Grenoble, peut être... encore que ce ne soit pas comparable.
Il y a des filles que tu te demandes si c'est des filles, il y a des dreadlocks, il y a des garcons en shorts/tee genre ils rentrent du surf mais avec des turbans sur la tête, il y a des gens habillés classe, il y en a d'autres tatoués partout avec des habits rétros. Il y a un vieux qu'est tout le temps là. Et même qu'il s'arrête jamais de danser. Il danse un peu comme un insecte comme si ses bras c'étaient des ailes qu'il bougeait un peu dans tous les sens, très vite. Et il bourdonne comme ça, sans arrêt.
Bref il y a des gens qui s'amusent.
Si j'habitais plus près, je pourrai passer toutes mes soirées à Moe's Alley -
jeudi 12 avril 2012
Le rêve américain
Je vous prépare un post sulfureux, contant les plaisirs de la vie nocturne santa cruzienne. Pour vous faire attendre, voici un petit message à caractère informatif et du coup moins fun.
Je me fais l'émissaire du Washington Post et de Courrier International en vous relayant ce lien vers un article qui, si il n'est pas fortement passionnant, a tout de même l'intérêt de pointer du doigt la fausseté de la croyance populaire en l'ascenseur social des USA , que l'on appelle plus couramment "le rêve américain".
(J'essaye de gagner le concours de la phrase la plus longue, mais intelligible)
http://www.courrierinternational.com/article/2012/04/11/ces-prets-etudiants-qui-etranglent-les-seniors
On n'y apprend, ainsi, que pour faire des études, il faut faire des prêts. Difficiles à rembourser surtout si on a du mal à trouver un boulot à la sortie de l'école.
Pour votre information, très chers, une année à l'Université de Santa Cruz coûte 30 000 dollars, sauf si on est Californien, on a droit à une ristourne. Moitié prix, s'il vous plaît !
Pas étonnant que les retraités remboursent encore leurs prêts.
Et ce n'est pas l'Université la plus chère...
Comme on me l'a gentiment soufflé à l'oreille, le permis "vois-le, touche-le, crois" renvoie au rêve américain et suggère que celui-ci est à portée de main, pour ne pas dire à portée de volant.
Sauf que, il ne suffit pas d'avoir une voiture pour accéder au rêve ! L'accessibilité à l'ascenseur social est proportionnelle à l'accessibilité à l'éducation (sous réserve qu'il y ait des jobs à la sortie).
On pense que le rêve américain des USA est accessible à tout un chacun pour peu qu'il s'en donne le mal.
S'il n'est pas prouvé qu'il n'existe pas, il faut par contre se donner beaucoup beaucoup de mal (et de sous) pour avoir une once de chance de l'atteindre.
Bon j'arrête là et je vous épargne les réflexions sur la valeur de l'éducation et sur sa monétisation.
Votre envoyé spécial, au cœur de l'Amérique -
- qui est bien contente de ne pas à avoir eu à faire de prêts pour ces 10 ans d'études !
Je me fais l'émissaire du Washington Post et de Courrier International en vous relayant ce lien vers un article qui, si il n'est pas fortement passionnant, a tout de même l'intérêt de pointer du doigt la fausseté de la croyance populaire en l'ascenseur social des USA , que l'on appelle plus couramment "le rêve américain".
(J'essaye de gagner le concours de la phrase la plus longue, mais intelligible)
http://www.courrierinternational.com/article/2012/04/11/ces-prets-etudiants-qui-etranglent-les-seniors
On n'y apprend, ainsi, que pour faire des études, il faut faire des prêts. Difficiles à rembourser surtout si on a du mal à trouver un boulot à la sortie de l'école.
Pour votre information, très chers, une année à l'Université de Santa Cruz coûte 30 000 dollars, sauf si on est Californien, on a droit à une ristourne. Moitié prix, s'il vous plaît !
Pas étonnant que les retraités remboursent encore leurs prêts.
Et ce n'est pas l'Université la plus chère...
Comme on me l'a gentiment soufflé à l'oreille, le permis "vois-le, touche-le, crois" renvoie au rêve américain et suggère que celui-ci est à portée de main, pour ne pas dire à portée de volant.
Sauf que, il ne suffit pas d'avoir une voiture pour accéder au rêve ! L'accessibilité à l'ascenseur social est proportionnelle à l'accessibilité à l'éducation (sous réserve qu'il y ait des jobs à la sortie).
On pense que le rêve américain des USA est accessible à tout un chacun pour peu qu'il s'en donne le mal.
S'il n'est pas prouvé qu'il n'existe pas, il faut par contre se donner beaucoup beaucoup de mal (et de sous) pour avoir une once de chance de l'atteindre.
Bon j'arrête là et je vous épargne les réflexions sur la valeur de l'éducation et sur sa monétisation.
Votre envoyé spécial, au cœur de l'Amérique -
- qui est bien contente de ne pas à avoir eu à faire de prêts pour ces 10 ans d'études !
vendredi 6 avril 2012
Trayvon, Angela et le Black power à Santa Cruz
Hier, au meeting du club de kayak, j'ai appris des trucs.
Une des filles expliquait qu'elle suivait des cours de la filière "féministe".
Oui il y a une filière, en philo/sciences humaines et sociales, spécialisée sur le féminisme, à l'Université de Santa Cruz !
Bon.
Et elle racontait que c'était très "Santa Cruz" (expression qui rappelle que je me trouve dans un lieu particulier des Etats-Unis, unique en soi), et qu'il y avait des gens connus comme Angela Davis qui enseignait. La classe, quoi!
Angela Davis. Aujourd'hui même! Sur le zapping de Canal Plus! Je tombe sur un extrait d'un documentaire où apparaît Angela Davis.
Si ça, ce n'est pas une coïncidence !!
Je vous avoue, je ne savais pas qui était Angela Davis. Mais du coup je me suis renseignée.
Angela est une enseignante chercheuse en philosophie et une activiste politique, anciennement communiste, et proche des Black Panther. Ce mouvement qui luttait pour le respect des droits des afro-américains, la fin du racisme et de la ségrégation. Ils avaient des méthodes quelque peu non orthodoxes. Ils faisaient peur, quoi! Dans les années 68, le parti était, selon le FBI, la "menace la plus sérieuse à la sécurité interne du pays".
D'après ce que j'ai compris, ils faisaient surtout dans la provocation en se montrant armés et en menaçant la police. Mais il y a eu des dérapages.
A cette époque, plus ou moins, Angela a été virée par Reagan, de l'Université de Los Angeles où elle était professeure. Sous motif d'affiliation au parti communiste. Mais beaucoup ont pensé à l'époque que c'était parce qu'elle était noire.
Ses liens avec les Black Panther lui ont valu d'être recherchée par le FBI après un meurtre. Elle vit alors comme une fugitive pendant 2 semaines, mais est finalement arrêtée et enfin relâchée, après 2 ans de procès et de transferts d'une prison à l'autre.
Angela, dans l'extrait du docu,
explique son rapport à la violence.
Elle est maintenant directrice du département des études féministes à Santa Cruz, où elle est professeure émérite. Cela veut dire qu'elle kiffe tellement son job que même à la retraite, elle continue de travailler.
http://feministstudies.ucsc.edu/faculty/singleton.php?&singleton=true&cruz_id=aydavis
Résurgence du passé.
La lutte contre le racisme qu'elle a menée il y a plus de 40 ans résonne étrangement avec l'actualité des ces derniers mois.
D'abord aux Etats-Unis, où un jeune homme de 17 ans s'est fait flinguer dans la rue par un policier en ronde de surveillance. Il habitait en Floride, il s'appelait Trayvon Martin, et en ce 27 février 2012, il allait acheter des bonbons. Le flic, en voyant un noir en sweater à capuche dans la rue, a pensé que c'était un individu suspect.
Ce policier n'a toujours pas été arrêté, il plaide la légitime défense. Trayvon a sûrement dû l'attaquer avec ses bonbons.
Plus tard, fin mars, Shaima Alawadi est retrouvée morte dans son salon, quelque part en Californie. L'agresseur est parti en laissant un mot "Retourne dans ton pays". Elle était d'origine irakienne.
Ces deux affaires indignent beaucoup de monde, mais il y a encore des gens (la police californienne, par exemple) pour dire que ce sont des actes isolés. Non, le racisme n'existe pas.
Non, ce n'est pas raciste de dire, comme Sarko, qu'on peut avoir une "apparence musulmane".
Il n'y a pas de racisme mais être d'apparence noire ou musulmane c'est dangereux pour la santé. Il y a plus de risques de meurtres. C'est génétique. Ca attire les détraqués.
Non mais, c'est vrai quoi! Changez un peu d'apparence, vous serez moins emmerdés par les psychopathes, cas isolés nous le rappelons!
La liberté d'expression et de religion ?
Ah bah, désolé, ça ne doit pas être pour vous... mais on n'est pas raciste, on le précise. C'est important de s'en rappeler.
Comment ça ? Les psychopathes sont policiers ou chef de l'Etat ?
...
Une des filles expliquait qu'elle suivait des cours de la filière "féministe".
Oui il y a une filière, en philo/sciences humaines et sociales, spécialisée sur le féminisme, à l'Université de Santa Cruz !
Bon.
Et elle racontait que c'était très "Santa Cruz" (expression qui rappelle que je me trouve dans un lieu particulier des Etats-Unis, unique en soi), et qu'il y avait des gens connus comme Angela Davis qui enseignait. La classe, quoi!
Angela Davis. Aujourd'hui même! Sur le zapping de Canal Plus! Je tombe sur un extrait d'un documentaire où apparaît Angela Davis.
Si ça, ce n'est pas une coïncidence !!
Je vous avoue, je ne savais pas qui était Angela Davis. Mais du coup je me suis renseignée.
Angela est une enseignante chercheuse en philosophie et une activiste politique, anciennement communiste, et proche des Black Panther. Ce mouvement qui luttait pour le respect des droits des afro-américains, la fin du racisme et de la ségrégation. Ils avaient des méthodes quelque peu non orthodoxes. Ils faisaient peur, quoi! Dans les années 68, le parti était, selon le FBI, la "menace la plus sérieuse à la sécurité interne du pays".
D'après ce que j'ai compris, ils faisaient surtout dans la provocation en se montrant armés et en menaçant la police. Mais il y a eu des dérapages.
A cette époque, plus ou moins, Angela a été virée par Reagan, de l'Université de Los Angeles où elle était professeure. Sous motif d'affiliation au parti communiste. Mais beaucoup ont pensé à l'époque que c'était parce qu'elle était noire.
Ses liens avec les Black Panther lui ont valu d'être recherchée par le FBI après un meurtre. Elle vit alors comme une fugitive pendant 2 semaines, mais est finalement arrêtée et enfin relâchée, après 2 ans de procès et de transferts d'une prison à l'autre.
Angela, dans l'extrait du docu,
explique son rapport à la violence.
Elle est maintenant directrice du département des études féministes à Santa Cruz, où elle est professeure émérite. Cela veut dire qu'elle kiffe tellement son job que même à la retraite, elle continue de travailler.
http://feministstudies.ucsc.edu/faculty/singleton.php?&singleton=true&cruz_id=aydavis
Résurgence du passé.
La lutte contre le racisme qu'elle a menée il y a plus de 40 ans résonne étrangement avec l'actualité des ces derniers mois.
D'abord aux Etats-Unis, où un jeune homme de 17 ans s'est fait flinguer dans la rue par un policier en ronde de surveillance. Il habitait en Floride, il s'appelait Trayvon Martin, et en ce 27 février 2012, il allait acheter des bonbons. Le flic, en voyant un noir en sweater à capuche dans la rue, a pensé que c'était un individu suspect.
Ce policier n'a toujours pas été arrêté, il plaide la légitime défense. Trayvon a sûrement dû l'attaquer avec ses bonbons.
Plus tard, fin mars, Shaima Alawadi est retrouvée morte dans son salon, quelque part en Californie. L'agresseur est parti en laissant un mot "Retourne dans ton pays". Elle était d'origine irakienne.
Ces deux affaires indignent beaucoup de monde, mais il y a encore des gens (la police californienne, par exemple) pour dire que ce sont des actes isolés. Non, le racisme n'existe pas.
Non, ce n'est pas raciste de dire, comme Sarko, qu'on peut avoir une "apparence musulmane".
Il n'y a pas de racisme mais être d'apparence noire ou musulmane c'est dangereux pour la santé. Il y a plus de risques de meurtres. C'est génétique. Ca attire les détraqués.
Non mais, c'est vrai quoi! Changez un peu d'apparence, vous serez moins emmerdés par les psychopathes, cas isolés nous le rappelons!
La liberté d'expression et de religion ?
Ah bah, désolé, ça ne doit pas être pour vous... mais on n'est pas raciste, on le précise. C'est important de s'en rappeler.
Comment ça ? Les psychopathes sont policiers ou chef de l'Etat ?
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