Il y a quelques semaines, au milieu du mois d'août, je me suis fait emmener à Los Angeles, par ma colloc et un autre pote.
Tous deux viennent du Sud de la Californie. Le Sud, c'est grand. Il y a pas que LA. D'ailleurs eux ils ont vécu à Orange County, plus précisément Irvine.
Irvine c'est les banlieues aseptisées où tout est beau et joli, de grandes et larges avenues pour les voitures, alignées d'arbres et de murs couverts de lierre. Les murs ne cachent pas de prison mais des maisons.
Si un jour, tu arrives à dessiner un graffiti dans le coin d'un mur, il sera nettoyé le lendemain. Pas de place pour l'expression ici.
Irvine c'est une banlieue, détenue par une compagnie privée qui a bâti tous les murs de la même couleur, dessiné les plans pour que tous les quartiers se ressemblent, et qui contrôle toute la ville.
La seule façon de se divertir, c'est d'aller aux centres commerciaux, en plein air, remplis de boutiques, et de restos, quelquefois une salle de théâtre.
A Irvine, il y a bien un ou deux bars mais la vie nocturne n'est pas joyeuse. Il faut aller à LA pour ça.
A peu près 3/4h, 1h de route au Nord-Est: Los Angeles, une étendue sans fin de maisons et d'immeubles.
Los Angeles, pas si magique que ça.
Certes c'est une ville intéressante mais la circulation y est horrible. On est resté coincé une après-midi dans les bouchons.
Alors oui, on peut croiser une star, à priori au détour de n'importe quelle rue. Par exemple, nous; on a participé à l'enregistrement d'une émission. Un one-man show, le Jimmy Kimmel Live, un jeudi. Si vous voulez une idée de l'émission ( parce que celle qu'on a faite n'est plus dispo).
Et bien, donc, on a pu y voir Jennifer Gardner, la copine de Ben Affleck. Bon, l'autre invité était carrément plus drôle.
Ce qui m'a le plus plu, c'est de démythifier le mythe. Ici, les gens se rendent bien compte que tout n'est qu'apparence. On réalise, plus facilement, parce qu'on y vit, qu'Hollywood c'est un quartier "pourri" où les stars arrivent en voiture blindée pour assister à la première d'un film et y repartent aussi après, où il faut applaudir et rire même si ce n'est pas drôle et on refait la prise encore et encore.
Faux rire, faux seins.
A la télé, de loin, on ne voit que ce qui est beau, on ne voit pas l'envers du décors, les inégalités, les bâtiments décrépis, les millions de gens inconnus.
Les gens de la télé vivent avec l'idée que "business is business", qu'il faut dire "Merci" en souriant au gars que tu détestes mais qui t'as invité pour faire la promo de ton prochain film, que se refaire une liposuccion, c'est obligé si tu veux encore exister.
A côté, il y a tous les autres qui côtoient ce bling-bling sans vraiment l'envier. Quelles vies de marionnettes.
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