mercredi 31 octobre 2012

La pieuvre électorale


La machine à voter.

Comme une pieuvre aux puissantes tentacules, manipulatrice. Incontournable.

Depuis plus d'un an, elle s'installe peu à peu, jusqu'à envahir l'espace entièrement. 
Mais bientôt elle va disparaître mystérieusement.

Cette machine infernale, guidée par le lobbying de l'industrie, de la finance, par les gens à sous, tente d'influencer démagogiquement le vote de millions d'électeurs.
Que ce soit pour le vote du président, des conseillers municipaux, ou d'une proposition à l'échelle de la Californie contre la peine de mort.
Tout se vote en même temps.
En vrac. 
Difficile de s'y retrouver entre le niveau fédéral, estatal, ou municipal.

J'ai essayé. 
De lire plusieurs propositions de votes.
J'apprécie le fait que l'on demande l'avis aux citoyens sur des idées et pas seulement sur des personnes.

J'ai participé de loin à la mise en place de la mesure Prop 37, Right to know.

Je ne comprends seulement maintenant ce qu'un petit groupe de personnes à commencer l'année dernière. 
Des milliers d'heures de pétition pour recueillir l'aval de suffisamment de citoyens électeurs. 
Oui, on veut savoir ce qu'on mange. Doit-on dire tous en choeur !
Des juristes pour écrire et rectifier le texte de la proposition.
Plusieurs mois, réglementés par la loi, pour atteindre l'objectif:  504 760 signatures à l'échelle de la Californie.

Une fois le but atteint, la bataille commence réellement.

Quelle bataille?

Celle contre la pieuvre qui, grâce à ses dimensions démesurées ($41 300 000), peut inonder de fausses publicités les chaînes de télévision.
Des pubs, comme des matraquages, agissant inconsciemment sur la décision des auditeurs. 
"Changer l'étiquettage va faire monter le coût des impôts"
"On ne peut pas vivre sans OGM"
"Cette loi est trop compliquée"

Il y a un site très intéressant où on peut décortiquer chaque mesure, un wiki du vote: http://ballotpedia.org/wiki/index.php/California_Proposition_37,_Mandatory_Labeling_of_Genetically_Engineered_Food_(2012)

Les plus grosses tentacules de la pieuvre contre Prop37 appartiennent  à :  
Monsanto$7,115,237
E.I. Dupont De Nemours & Co.$4,900,000
Pepsico, Inc.$2,145,400
DOW Agrisciences$2,000,000
Bayer Cropscience$2,000,000
BASF Plant Science$2,000,000
Syngenta Corporation$2,000,000
Kraft Foods Global$1,950,500
Coca-Cola North America$1,465,500
Nestle USA$1,315,600
Conagra Foods$1,176,700
General Mills$1,135,300
Monsanto, bien sûr. Mais  Dupont de Nemours aussi  pour sa firme Pioneer évidemment !! 


Comment fait-on pour se battre contre la pieuvre? 
Avec des moyens humains, temps, énergie. Beaucoup d'énergie, beaucoup de temps.
Petits moyens, $ 7 300 000... 5 fois moins que la pieuvre.
Une poignée de personnes postés à des endroits stratégiques comme les supermarchés ou aux entrées des bureaux de vote. Pour distribuer des tracts. Essayer de communiquer avec les moyens du bord.
De faire passer un message.

Combien de différentes propositions, de différents enjeux sont débattus au même moment? Trop. Au moins 20 décisions à prendre.

J'imagine l'électeur assailli par cette petite armée de gens comme tout le monde, chacun avec son tract différent. Contre la peine de mort. Pour la montée des taxes scolaires, pour l'étiquettage des OGM, pour Romney, contre ... 

Un peu comme une armée de moustiques qui tombe sur ce pauvre gars.
Il ne sait plus où donner de la tête. Quelques mots, avec chance, traversent les mailles du filet pour atterrir dans le coin de son oreille.

Tous ces petits moustiques contre une pieuvre.
Ils attaquent, question de survie, avec le seul moyen de combattre qu'on leur accorde, qu'ils peuvent s'accorder. Dans le cadre de la loi. 
Est-ce que la pieuvre en souffre? 
Combien de tentacules perd-elle en route?

On saura tout cela, bientôt. A la fin de la bataille le mardi  6 novembre.
Ce qui est sûr, c'est que la pieuvre même avec quelques tentacules en moins, sera encore là. Elle ira juste se reposer, se faire oublier un moment, ou aller combattre ailleurs.
Et contrôler encore et encore un peu plus le monde.

Qui a autorisé l'apport de l'argent illimité et non contrôlé des lobbyings et des financeurs privés dans les campagnes électorales aux US?
Obama. 
Ou la pieuvre? 


En attendant, il suffit de regarder les financeurs de la campagne anti-Prop37. Ils y sont tous : Pepsi, Coca, Kraft Foods, Nestlé, Heinz, Unilever... Et de bannir leurs produits plein d'OGMs.

lundi 22 octobre 2012

Ils nous vendent du rêve ...!

Mes chips: Le secret derrière ces délicieuses chips c'est le maïs bleu, cultivé de façon bio dans la Grande Ceinture Américaine du Maïs. Avec une apétissante et satisfaisante  saveur de maïs, ce snack est génial comme ça, ou accompagné d'une sauce. Il est aussi pauvre en sel et sans acides- gras trans,  ni cholestérol et gluten.











Mes crackers : Pendant plus de 50 ans, Back to Nature s'est passionné pour la création d'aliments composés de céréales complètes, pour une nutrition réelle et des saveurs délicieuses de la nature, sans préservatifs artificiels. Nous prenons des ingrédients honnêtes et les combinons pour créer ces recettes génialement savoureuses faites des bonnes choses que la nature nous offre.
Savourer ces  carrés de blé croquants avec vos sauces favorites ou simplement natures. Nos Crispy Wheat crackers sont cuits avec des germes de blé et une pincée de sel marin pour créer une saveur croustillante. Ils sont très surement votre nouvelle nourriture préférée.














J'ai fait des milliers de kilomètres, traversé l'océan et 9 créneaux horaires, braver les Rocheuses, et le grand désert de l'Ouest Américain; j'ai dû m'installer dans une bourgade en bord de mer le long de la côte Pacifique pour enfin découvrir que manger des bols de céréales est un acte jouissif, tant pour la santé que pour les saveurs exceptionnels qu'ils s'en dégagent. Et je n'ai vraiment aucune raison de me sentir coupable quand je grignote des biscuits apéros.



Mes biscuits à la cannelle : Les gens se sont réunis autour d'une table pendant des années pour partager des histoires et des repas, nourrissant l'esprit en même temps que l'estomac. Chez Attune Foods, nous faisons des aliments que nous voulons manger.
Nous croyons que les aliments non processés ont meilleur goût et sont naturellement nourissants, donc c'est ce que nous utilisons. Nous-même sommes des lecteurs d'étiquettes et nous savons comme il est important que les ingrédients  listés aient du sens pour vous. Nous croyons en la sagesse transmisse par nos grand-parents : équilibre et manger avec raison font part intégrante d'une vie saine. Attune Foods s'engage à vous apporter des aliments qui vous aide à vous sentir bien, pour que vous puissez vous sentir bien à les manger en famille

Vraiment aucune raison !!!  Je devrai plutôt bénir le ciel de pouvoir manger des choses si bonnes et si bien pensées. Croyance, Honnêteté, Sagesse ... La bouffe c'est religieux, ici.

Non mais c'est pas seulement qu'ils n'ont pas beaucoup  de sucre ni de sel; mais ils ont aussi plein d'autres trucs en plus, comme de l'intégrité, de la pureté, des fibres. Et surtout, et surtout, de l'amour.

L'amooooour, le vrai !

C'est bien connu, l'amour, la passion des choses bien faites, le souci de l'environnement, la valorisation des traditions, ça donne des bonnes céréales, celles dont on ne peut plus se passer parce qu'on se fait du bien, et à soi et aux autres.

Mes céréales : Pouvoir au tout naturel !
Bien évidemment, une poignée d'entre-nous souhaiterait encore porter des fleurs dans les cheveux comme Barbara dans les années 70. Elle a trouvé l'inspiration dans la nourriture naturelle où les plaisirs ne se mélangent pas avec saveurs artificiels. Barbara a choisi ses ingrédients pour leur intégrité, leur saveur, leur valeur nutritionnel parce qu'elle savait que la nourriture saine peut être délicieuse. Aujourd'hui, nous avons besoin de produits savoureux plus que jamais. Notre mission est simple: des gens sains, naturellement.
Moi ce qui me marque le plus dans toutes ces étiquettes, c'est l'histoire.
Il y a toujours une petite histoire qui commence souvent  dans les années 60/70 comme par hasard, et qui décrit la vie d'un (ou d'une) incroyable bonhomme qui, soudain, a voulu développer la recette de sa grand-mère, a voulu retrouver le vrai goût des choses. Depuis l'entreprise s'est développée, a grandit, et produit plus mais a toujours gardé l'esprit d'origine; cela va sans dire.
Même certaines boulangeries, pizzerias  ou restos très bobos ont une plaque à l'entrée rappelant ô combien l'entreprise est vieille et familiale.

Alors, moi, ça m'émeut. Je ne savais pas que l'Amérique, cette nation d'immigrants libres et tournés vers le futur, était patriarque et qu'elle aimait l'histoire et les traditions.
Mais, oui ! Et même qu'ils nous envient, nous les Européens, la France, le vin, la baguette, l'importance de la bouffe.
Ils nous idéalisent aussi. On mange sain, moins gras, mieux !!! Ils sont nombreux à me le dire.


Alors, c'est décidé! Demain, je commence une nouvelle diète: de la raclette tous les jours. Avec du fromage affiné avec amour et de la bonne charcuterie bio, ça ne peut pas faire grossir !

jeudi 4 octobre 2012

Une époque, les seventies; un lieu, la Californie; une famille, les Ruins; un livre

The Ruins of California, c'est un livre.

Quand je l'ai acheté, par hasard, parce qu'il avait une petite note manuscrite dans une librairie, je pensais que ça allait raconter des trucs sur les ruines de Californie.
Eh ben non. 
C'est l'histoire d'une famille, et plus particulièrement d'une petite fille qui ressemble à tant d'autres. Une gamine, qui grandit avec tous les problèmes d'identité, de métamorphoses, de premier amour, de drogues...
Une fille comme tant d'autres.

Sauf qu'elle est née dans les années 70 en Californie. Elle passe principalement son temps chez sa mère, qui vit près de L.A., centres commerciaux et tartines de banlieues. Quand elle voit son père de temps en temps, elle prend l'avion jusqu'à San Francisco où elle découvre à chaque fois une de ses nouvelles copines.
Son père, qui visiblement a un problème avec l'engagement, n'a pas vraiment voulu être père et ne croit pas au mariage. Mais il fait de son mieux et essaye de transmettre ses valeurs de bobos.
Liberté, plaisir, culture.
Fille unique, elle a quand même un demi-frère qui a le même père. C'est un peu comme un grand frère, une espèce de hippie surfeur, qui s'enfuira un temps à Hawaï, un peu trop accro aux drogues dures.

Je n'ai pas vécu les années seventies, et encore moins en Californie. Alors, je me fais une idée avec des bouts de Forrest Gump. Une espèce de mythe marinée à la sauce des Doors et de Bob Dylan.
Mais bon voilà, en lisant The ruins of California, de Martha Sherill, c'est le mythe qui prend un coup.
Des yeux non naïfs d'Inez, les bobos ont l'air un peu à l'ouest et perdus dans leur solitude à force de prôner l'indépendance; les hippies ne sont pas si happys mais inconscients et insouciants et la vie de L.A. n'a pas l'air si superficielle que ça.
Dans ces portraits réalistes et tendres de Californiens, on découvre une diversité de cultures, une géographie de philosophies, et surtout, les difficultés de créer des liens entre un père et une fille.
En bref, une histoire universelle dans un environnement exceptionnel
N'oubliez pas,  c'est bientôt Halloween !!