mardi 24 novembre 2015

I fucking love Santa Cruz

Future

If someday, on the rare chances I had a family, I’d wish we all live in Santa Cruz.
Paradise exists: this is it.
And it is great for kids.


We would go biking along Wilder Ranch cliffs, playing with the sand, enjoy the sunsets on West cliff, go to watch bonfires at the lighthouse, wander at the market and taste heirloom tomatoes, feel the cold water when doing surf lessons, paddling along the coast to watch sea lions and whales, do some tide pooling…
























Is it even possible? Is it not too late?





Passé

Je me souviens des rues larges qui, tout à coup, s'élançaient tête vers le bas, vers la mer.
Du haut de ma colline. Une petite colline.
Beach Hill : la colline de la mer.

J'habitais au 208, 1st Street. A deux blocks de l'océan.
Quand je rentrais en bus de l'Université, je faisais souvent un petit détour entre l'arrêt et ma porte d'entrée.
Au lieu de tourner à gauche dans ma rue, j'allais tout droit et hop, je descendais jusqu'à la plage.















En bas, c'était si près de chez moi et pourtant si différent.
En vingt mètres, on passait des skates aux rollers, des mexicains et hippies aux blondes siliconées et mecs bodybuildés. Il y a là, dans le coin de la rue, la petite échoppe à sandwichs, souvent bondée l'été, qui fait les meilleures crèmes glacées au monde. Meilleures que les célèbres glaces italiennes.
Et des cookies presque aussi bons que ceux de ma mère.















J'en sortais parfois un cappuccino à la main et
 allais m'ensabler devant les terrains de beach-volley occupés.









   





Mais le soir, quand je descendais la rue, il n'y avait plus rien d'autre à voir que l'obscurité.
Même les lions de mers dormaient le long de la jetée en bois.
Seuls les vagues et le vent occupaient tout l'espace. L'océan me susurrait des mots à l'oreille et le sable se laissait percevoir entre mes orteils. Avec du sel, de l'eau et de l'air plein l'espace, j'avais encore la place de danser. 
Les écouteurs sur la tête, je laissais la musique se mêler aux bruits ambiants. J'aimais surtout danser en descendant cette rue qui m'emmenait jusqu'au sable, comme sur une rampe de défoulement. Là, la puissance de l'océan me paralysait de fascination et je restais, assise ou debout, à écouter les vagues.
Autour de moi, je percevais des ombres, de-ci de-là. La pénombre drapait chaque être d'intimité.
Et le brouillard rajoutait une couche d'humidité.

J'étais heureuse.
Ni le passé ni le futur n'existaient sur la plage de Beach Hill.




Present

I did not realize it right away. First, there were those small drops of salty water held at the corner of my eyes, when the magnificent redwoods appeared on my way around campus. Then, I smelled the sea and the eucalyptus trees, while staring at the monarch butterflies on Natural Bridge State Park.

And minutes after minutes, hours after hours, I get to, once again, go to all the favorite places I’ve been a million times.
Running, walking, biking… Meditating, writing, sleeping, reading
Sunset, sunrise. Sunshine, moonshine…

And as I was walking on the sand, I realized how relaxing it is to feel those little pieces of stones caressing your feet. 


And as I was walking along the cliffs, I realized that, on every turn I made, the landscape was worth a postcard photo.

All the friends I had are still here welcoming me as nothing changed. The sun is warm, the seagulls are quiet, the surfers wait for the big one, children are playing. But when the sunset comes, everybody stops what they were doing and approaches the shores to admire the terrific spectacle the nature offers us. We are all holding our breath, amazed. When I turn to look at people, I only see smiles on faces. Happiness. And indeed, this is where the “peace and love movement” comes from.


Minutes after minutes, hours after hours, I come closer to peace. There is no more perfect and sweet place to live. The beauty sticks onto me, penetrates into my skin, inside my body and finally reaches my heart. 

Weird enough, along with the peace, come into my mind existential questions: Who am I? Where am I heading my life?
Then, I cry. This place is fucking beautiful. 
There ain’t better place to live, and yet, I wish you were here. What’s worth the paradise if it cannot be shared with you?



















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