jeudi 19 janvier 2012

Noël 2.0

Je n'ai pas beaucoup d'imagination pour ce titre ! Et il est grandement inspiré d'internet et de tout ce qui se passe en ce moment aux Etats-Unis sur la loi "SOPA". Pour ma part, je n'en ai pas entendu parlé, autrement que sur internet. Sur les versions anglaises de Wikipédia et sur plusieurs sites, aujourd'hui, il y avait un appel à pétition et des informations sur cette loi. Ce qui me laisse admirative c'est de voir au combien tout le monde en parlait sur Facebook. Quand je dis tout le monde, ça veut dire des gens qui sont pas des Etats-Unis. Leur politique est mondialisée, un peu comme les élections d'Obama il y a quelques années. C'est dire l'influence de ce pays.
D'ailleurs tant que j'y pense, je vis un peu au milieu de tout ce monde internet. Les hippies ont laissé place aux programmateurs, la Silicon Valley est à 3/4h, une heure de chez moi, avec tous les sièges emblématiques de Google, Facebook et les autres. J'ai croisé, un soir, un ami d'ami qui travaille pour Facebook. Alors, oui, quand je croise des gens qui travaillent à Facebook, je me sens un peu dans un endroit pas comme les autres !
Il a accès à la "vie" des milliers de personnes connectées. Il nous a dit qu'il y avait des gens payés pour regarder tous les contenus postés et les accepter ou les "censurer". Je ne connais pas leur critères de censure. J'aurai dû demander, tiens! On imagine aisément lesquels mais naïvement je ne m'imaginais pas qu'il y avait des gens qui vérifiaient tout le contenu de tout le monde !  Je pensais que ça se nettoyait tout seul, comme la vaisselle ;-)
Il faut aussi savoir qu'ils gardent et stockent tout sur des serveurs, protégés (mais pas trop), et que, pour l'instant, ils refusent d'utiliser ces données pour autre chose que le site en lui-même. Alors pourquoi les garder?? me direz-vous.

Je m'éloigne vachement de Noël ceci dit. Et je ne me suis pas assez bien documentée pour tenir un discours argumenté, mais il y a une dernière chose que je trouve intéressante à dire. Sur les pétitions, on peut être tenté de les signer, moi je pourrai avec une adresse des US. Mais ici, les pétitions, c'est pour les gens qui votent. C'est pour ça qu'ils demandent l'adresse. Et ça a un vrai pouvoir. Là encore je ne me suis pas trop documentée mais je sais que pour la lutte "Labellisation des OGMS", si on atteint un certain nombre de signatures, et bien les politiques ont un compte à rendre. En ce moment, il y a beaucoup de pétitions à signer. Il y a des décisions politiques qui vont se prendre dans les mois qui viennent. Par exemple, il y a celle pour abolir la peine de mort en Californie. Parce qu'on oublie trop souvent que la Californie l'a encore, après l'avoir abolie un certain temps. Je ne m'imaginais pas qu'en Californie ça pouvait exister. Comme quoi, cet Etat est plus complexe qu'il en a l'air et pas forcément si libéral que ça!

Alors le Noël 2.0 dans tout ça. Nous revoilà revenus au Mexique! Donc après la messe de minuit et les mariachis, il y a eu comme traditionnellement en France, échange de cadeaux et repas. Le repas m'a surprise. Je suis une habituée de la cuisine mexicaine, toujours un peu épicée. Et bien, le repas de Noël ne l'était pas ! Et même sucrée/salé avec ça. Un bon rôti farci avec des figues ou quelque chose de ce genre là. Le seul truc qu'ils ne savent pas faire c'est les desserts !!!
Et puis comme la soirée avait bien commencé avec téquila et mariachis, elle a fini avec karaoké et danse !! Je me suis bien amusée.
Le lendemain, c'était plus calme. Il y a encore eu un repas, plus "mexicain", avec les romeritos que je me suis amusée à laver pendant toute une soirée (voir la photo ci-dessus), et des crevettes séchées et du mole.  Le tout mélangé et cuit, ça donne ça :
Il y avait du thon aussi, aux amandes. Trop bon. Et les restes de la veille.







Pour les enfants, on a organisé une piñata. C'est une boule en papier maché remplie de bonbons ou de fruits accrochée en l'air, que quelqu'un s'amuse à bouger. Chacun son tour on la tape avec un bâton pour la casser. Les plus grands ont les yeux bandés. Et quand ça casse, tout le monde se rue sur les bonbons qui tombent en pluie par terre !
Après la piñata, tout le monde est rentré sagement chez soi et on a pu se reposer. Je suis revenue aux Etats-Unis deux jours après Noël. J'ai ramené dans mes bagages les restes des repas. J'ai cru que ça n'allait jamais passé la douane, mais ils n'ont pas du tout regardé. Comme quoi, les américains m'étonneront toujours !

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